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Radio Haiti Connexion Space & Studio 2

Connecter les Haitiens de partout

Radio Haiti Connexion Space & Studio 2

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Internet Radio launched on April10, 2007. Affiliation w/ Forum Haiti Connexion and Haiti Connexion Network, LLC. Fondateurs: Dr Carl Gilbert, M. Hervé Gilbert, Mme Ghislaine Gilbert
August 18

Cuba balayée par la tempête Fay qui a fait une quarantaine de morts

Cuba balayée par la tempête Fay qui a fait une quarantaine de morts
AFP - il y a 13 minutesLA HAVANE (AFP) - La tempête tropicale Fay balayait lundi matin l'île de Cuba et menaçait de se transformer en cyclone à l'approche de la Floride, où elle est attendue dans les prochaines 24 heures, après avoir fait au moins une quarantaine de morts ce week-end en République dominicaine et Haïti.
Le coeur de la tempête a commencé à balayer le territoire cubain lundi avant l'aube en direction de La Havane, placée en état d'alerte, a indiqué l'Institut de météorologie de Cuba (Insmet).
La vitesse moyenne des vents atteignait 85 Km/h dans la matinée et devrait augmenter au cours de la journée, selon le Centre national des ouragans américain (NHC), basé à Miami (Floride, sud-est), qui a ajouté que Fay pourrait se transformer en cyclone avant de toucher les Etats-Unis en Floride, où elle est attendue d'ici mardi. La tempête devrait être "très près de l'archipel des Keys" lundi soir, selon le NHC.
Sixième tempête formée dans l'océan Atlantique cette année, Fay a d'abord frappé samedi la République dominicaine, faisant au moins quatre morts et entraîné l'évacuation de près de 12.000 personnes.
Dans le pays voisin, Haïti, la tempête a fait au moins une quarantaine de morts. Un camion transportant une soixantaine de personnes est tombé dimanche dans une rivière et de nombreuses personnes se sont noyées dans les eaux, en crue à cause de la tempête, selon la protection civile haïtienne.
Le courant anormalement fort de la rivière, pourrait en outre avoir fait chuter le pont sur lequel roulait le bus au moment de l'accident, selon la même source.
Sept personnes sont également mortes dans le sud où la tempête a causé de nombreux dégâts et deux personnes sont portées disparues près de Port-au-Prince, a ajouté la protection civile.
Lundi matin à 10h00 GMT, Fay se trouvait dans la province de Matanza (centre-ouest) à Cuba, et, se déplaçant vers le nord-ouest à une vitesse de 25 km/h, devait atteindre au cours de la journée la province de La Havane et peut-être sa capitale, selon l'Insmet, qui met en garde contre de "légères inondations", notamment sur le front de mer du Malecon dans la capitale.
Plus de 15.000 personnes ont été évacuées ce week-end sur l'île de Cuba, selon la Défense civile, en prévision du passage de Fay.
A Varadero, principale station balnéaire cubaine, à 140 km à l'est de La Havane, 24.000 touristes, dont 18.000 étrangers, ont été appelés à rester en lieu sûr, selon la Défense civile.
Dans la péninsule de Floride, des milliers de touristes ont fui ce week-end, à l'appel des autorités locales, Key West, première localité susceptible d'être touchée et dont la pointe se trouve à 150 km de Cuba, selon la police, qui a souligné que l'ordre d'évacuation ne concernait pas pour le moment les résidents.
L'état d'urgence a été déclaré dans tout l'Etat par le gouverneur de la Floride, Charlie Crist.
Quatre refuges ont été mis à la disposition de la population locale en cas d'évacuation, selon la police.
A Miami, les habitants ont déjà pris d'assaut les stations-service et les supermarchés pour faire le plein d'essence et de provisions.
Les autorités jamaïcaines et des îles Caïmans (nord-ouest de la mer des Caraïbes) ont également émis une alerte à la tempête.
Dans le Golfe du Mexique, le groupe pétrolier anglo-néerlandais Shell a annoncé avoir évacué par précaution plusieurs centaines de ses employés travaillant dans le Golfe du Mexique, en prévision du passage de la tempête tropicale Fay, néanmoins sans impact sur sa production.
La saison des ouragans dans cette région de l'Atlantique a lieu du 1er juin au 30 novembre.
Une saison normale compte 11 tempêtes dont six ouragans, parmi lesquels deux sont très violents, mais pour 2008 les climatologues ont prévu une activité plus importante, avec 17 tempêtes, dont neuf ouragans.
 
August 03

Haïti : le Sénat entérine la nomination de Mme Pierre-Louis

Haïti : le Sénat entérine la nomination de Mme Pierre-Louis

31 juillet 2008


La nomination de Michèle Pierre-Louis en tant que nouveau Premier ministre d'Haïti a été entérinée jeudi par le Sénat haïtien, après l'avoir été par la Chambre des députés le 17 juillet, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le choix du président René Préval a été entériné par douze voix pour, zéro voix contre, et cinq abstentions.

Mais Michèle Pierre-Louis doit encore être approuvée dans sa politique de gouvernement devant les deux chambres du parlement, avant de pouvoir gouverner.

Elle doit en particulier obtenir l'aval des deux chambres sur une revendication des partis politiques qui réclament des ministères au sein du prochain gouvernement.

Mme Pierre-Louis est la troisième personnalité dont la nomination a été présentée par le président René Préval, après le rejet des deux précédentes par les parlementaires haïtiens.

Sa ratification devant le Sénat intervient plus de trois mois après le renversement du Premier ministre Jacques-Edouard Alexis par le Sénat, le 12 avril, destitué à la suite des émeutes de la faim qui ont secoué le pays et fait au moins 5 morts et 200 blessés.

Économiste de formation, Mme Pierre-Louis, 61 ans, dirige une puissante organisation non-gouvernementale FOKAL (Fondation connaissance et liberté) financée en grande partie par le milliardaire américain Georges Soros. La fondation reçoit aussi l'aide de pays étrangers dont les États-Unis, la France et le Canada.

July 29

Prezidan Ayisyen an Aksepte Entegrasyon Pati Politik yo Nan Pwochen Gouvènman an

Prezidan Ayisyen an Aksepte Entegrasyon Pati Politik yo Nan Pwochen Gouvènman an
By Chérubin Dorcil
Washington, DC
29-07-2008
 


PresidentPréval
Prezidan René Préval
Ayiti: Negosyason ant Pouvwa Ekzekitif la ak Sena a sou ratifikasyon chwa Premye Minis deziye a, Michèle Duvivier Pierre-Louis ap rapouswiv. Prezidan ayisyen an René Préval aksepte entegre pati politik yo nan pwochen gouvènman an. Senatè Youri Latortue di Lavwadlamerik 4 nan gwoup 9 senatè yo te patisipe nan negosyasyon yo yè apremidi.

Senatè Evalière Beauplan, ki pat patisipe nan rankont la, di Lavwadlamerik sa pa angaje 5 lòt senatè gwoup 9 la ki ekzije yon deklarasyon piblic madam Pierre-Louis nan radyo ki gen a wè ak moralite li.

Senatè Latortue ak Senatè Beauplan reponn kesyon Jn-Pierre Leroy. Ou ka tande yo si w fè klik sou ralonj ki anlè tèks la.

 


 

 

 

July 26

Ammanuel "Toto" Constant Convicted for Bank Frauds

Former Haitian Militia Chief Guilty of Fraud
 
By THE ASSOCIATED PRESS
Published: July 26, 2008

A former Haitian paramilitary leader who has been branded a ruthless killer by human rights groups was convicted on Friday of operating a mortgage fraud scheme that cheated lenders out of $1.7 million.

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Suffolk County Police Department, via Associated Press

Emmanuel Constant

A Brooklyn jury found the Haitian, Emmanuel Constant, known as Toto, guilty of fraud and grand larceny. Mr. Constant faces up to 15 years in prison at his sentencing, scheduled for Sept. 10.

The verdict “exposes him for the crook that he is,” said Jennifer Green, a lawyer for the Center for Constitutional Rights who monitored the trial. “Hopefully, we will be able to expose him for the human rights violator he is.”

Mr. Constant’s lawyer, Samuel Karliner, said his client had been forced to go to trial “for political reasons.” Mr. Constant, who testified in his own defense, was disappointed by the verdict and still “believes he didn’t do anything wrong,” the lawyer added.

Mr. Constant, 51, originally struck a plea deal last year for a reduced sentence. At the time, prosecutors and the Department of Homeland Security urged Justice Abraham G. Gerges of State Supreme Court to sentence him to time served, about 10 months, to speed his deportation to Haiti.

Instead, the judge ordered Mr. Constant to go to trial, saying the allegations of murder and torture facing him in his homeland “are heinous, and the court cannot in good conscience consent to the previously negotiated sentence.”

The son of a military officer, Mr. Constant gained notoriety as the leader of the Front for the Advancement and Progress of Haiti, a paramilitary group, after President Jean-Bertrand Aristide was toppled in 1991.

Human rights groups allege that from 1991 to 1994, the militia terrorized and slaughtered poor Aristide loyalists. When Mr. Aristide returned to power in 1994, Mr. Constant slipped into the United States.

Despite a 1995 deportation order, Mr. Constant was allowed to remain because of instability in Haiti. He kept a low profile, living with relatives in Queens until he was jailed in 2006 in the fraud case.

At the two-week trial, an investor who testified as part of a plea deal claimed that Mr. Constant had offered to broker deals to buy dilapidated properties and resell them to so-called straw buyers at inflated prices. Prosecutors said proceeds from loans were divided among participants in the scheme and never repaid.

Mr. Constant told jurors he had recruited his cousin to buy a home in a deal that prosecutors say was fixed. But he insisted the cousin was an “investor,” not a straw buyer.

Asked by his lawyer if he thought the transaction was legitimate, he answered, “Absolutely.”

June 30

Father Gerard Jean-Juste cleared of arms charges

 
 
Father Gerard Jean-Juste cleared of arms charges
FatherJeanJustePereJean_Juste_soutanr
 
Port-au-Prince, Jun. 27, 2008 

Father Gerard Jean-Juste, who was a key supporter of Haiti's former president (and ex-priest) Jean-Bertrand Aristide, has told reporters that charges against him have been dropped.

Father Jean-Juste was suspected of involvement in the 2005 murder of Jacques Roche, a journalist who was seen as an enemy of the Aristide regime. The legal accusations against Father Jean-Juste were eventually downgraded, from murder charges to counts of illegal weapons possession.

More than 2 years after he was released from prison in Haiti on grounds of ill health (he suffers from leukemia), Father Jean-Juste revealed that he is now clear of all legal charges.


June 24

le président choisit une femme pour devenir Premier ministre

michel pierre-louis Mme Michèle Pierre-Louis 
 
 
 
Haïti: le président choisit une femme pour devenir Premier ministre
AP - Mardi 24 juin, 14h55PORT-AU-PRINCE - Pour sa troisième tentative, le président haïtien René Préval a choisi une femme pour devenir Premier ministre, mais sa candidature devra être approuvée par le Parlement.

 La radio Kiskeya a rapporté que Michèle Pierre-Louis, une éducatrice, avait été choisie lundi soir. Cette militante âgée de 61 ans dirige une branche de l'Open Society Institute du milliardaire George Soros. Il s'agit d'une fondation privée chargée de promouvoir les réformes sociales, politiques et économiques.
Le poste est vacant depuis le départ de Jacques Edouard Alexis, évincé après les violentes émeutes d'avril. Les parlementaires ont déjà rejeté les candidatures du financier Ericq Pierre et de l'ancien chef de la sécurité Robert Manuel. AP
___________________________
 
Ecoutez Radio Haiti Connexion en direct en Cliquant ICI
June 22

Affaire Roudolphe Boulos

rudolpheboulos_web
Rudolphe Boulos
 
Le tribunal de Première instance de Fort-Liberté (commune
> du département du Nord-Est), présidé par son doyen, Me
> Garry Paul Angrand, a rendu, à l'audience du lundi 16
> juin 2008, en ses attributions civiles, une décision
> mettant à néant la résolution du Sénat de la
> République du 18 mars 2008 relative à la double
> nationalité des sénateurs Ultimo Compère et Roudolph
> Henry Boulos.
>
> Le tribunal déclare qu'effectivement les questions
> relatives à la nationalité, à la qualité d'un
> citoyen, sont du ressort exclusif des tribunaux de droit
> commun; reconnaît en conséquence que la résolution du 18
> mars 2008, prise par le Sénat de la République, est une
> fuite en avant pour n'avoir pas la vertu d'attendre
> un jugement d'un tribunal de droit commun sanctionnant
> le rapport de la Commission sénatoriale d'enquête sur
> la double nationalité.
>
> Ce qui rend donc cette résolution inopposable à M.
> Roudolph Henry Boulos, premier sénateur de la République
> pour le département du Nord-Est, tenant compte de
> l'acquiescement de la partie demanderesse aux
> observations produites par Me Edva José du Barreau de
> Port-au-Prince, à l'audience publique du lundi 9 juin
> 2008, compense les dépens et dommages-intérêts ».
>
> L'affaire introduite à ce tribunal à l'initiative
> du sénateur Boulos, défendu par ses avocats Me Elphège
> Blaise du Barreau de Fort-Liberté, Jean Garry Rémy et
> Samuel Madistin du Barreau de Port-au-Prince contre
> l'Etat haïtien, a été plaidée contradictoirement.
> L'Etat haïtien a été défendu par Me Edva José du
> Barreau de Port-au-Prince.
>
> La plaidoirie est tournée autour de la question de voie de
> faits, de la juridiction compétente pour réparer ou faire
> cesser une voie de fait, de la responsabilité de
> l'Etat en cas de faute commise par un de ses agents ou
> par une de ses institutions. Le conseil de la défense de
> Boulos soutient, se référant à la doctrine, qu'il y
> a voie de fait quand une institution de l'Etat prend
> une décision insusceptible de rattacher à
> l'exécution d'un texte législatif ou
> règlementaire ou quand la décision porte atteinte aux
> libertés fondamentales des citoyens.
>
> C'est bien le cas de la résolution du Sénat de la
> République le 18 mars 2008, a indiqué le conseil de la
> défense de Boulos.
>
> Selon les avocats de Boulos, cette résolution,
> n'étant pas prise en exécution d'une loi ou
> d'un règlement, elle n'est ni plus ni moins
> qu'une voie de fait. C'est donc le tribunal civil,
> citant la doctrine et la jurisprudence comparée qui seul
> est compétent pour connaître de toutes contestations
> nées sous cette base. Etant donné qu'il est de
> principe: qu'un citoyen ne peut rester sans justice, il
> doit toujours avoir droit à un recours effectif contre les
> décisions qui préjudicient à ses droits, ont-ils
> poursuivi.  
>  
>   
> En réplique, l'Etat haïtien, par l'organe de son
> avocat, Me Edva José déclare que l'Etat haïtien
> n'a pris aucune décision contre le demandeur, ne
> s'est pas mêlé dans les débats parlementaires
> relatifs à cette question et qu'il n'a donc commis
> aucune faute.
>
> Il a demandé au tribunal de rejeter l'action
> ultérieure en dommages-intérêts contre l'Etat
> haïtien sollicitée par le sénateur Boulos, de rejeter
> également toute condamnation contre l'Etat.
>
> Reprenant la parole, le conseil de la défense de Boulos,
> par la voie de Me Madistin, a fait remarquer que, le Sénat
> de la République, n'ayant pas de personnalité
> juridique propre, c'est donc à l'Etat
> qu'incombe la responsabilité des actes posés par le
> Sénat d'une part; que d'autre part, selon les
> principes généraux qui gouvernent la responsabilité de
> la puissance publique, l'Etat, dans une société
> démocratique, ne peut imposer à ses sujets des décisions
> arbitraires et doit leur garantir une voie de recours
> effectif et efficace contre des décisions qui
> préjudicient à ses droits.
>
> De son côté, le représentant du ministère public, Me
> Gerçon Brénor, voulant éviter un conflit
> d'attribution entre deux ordres juridictionnels, a
> requis le Tribunal civil de Fort-Liberté de se déclarer
> incompétent en raison de la matière (...), vu que le
> concept voie de fait utilisé par le demandeur dans son
> assignation est essentiellement administratif, de renvoyer
> en conséquence les parties par devant la juridiction
> administrative pour les suites de droit.
>
> Le tribunal, suite à la plaidoirie des parties et au
> dépôt des pièces, après analyse, a reconnu que ni la
> Constitution, ni la loi, ni les règlements intérieurs du
> Sénat ne donnent au Sénat le pouvoir de prendre la
> résolution du 18 mars 2008. Le tribunal considère que le
> fait par le Sénat de rayer le nom du sénateur Roudolph
> Boulos sur la liste des sénateurs équivaut à une
> radiation.
>
> D'où la violation de l'article 112-1 de la
> Constitution "87" par le Sénat de la
> République, fait-on remarquer.
>
> Le tribunal admet qu'une telle décision du Sénat
> serait possible uniquement dans le cadre de l'article
> 113 de la Constitution de 1987 qui prescrit: «sera déchu
> de sa qualité de député ou de sénateur, tout membre du
> corps législatif qui, pendant la durée de son mandat aura
> été frappé d'une condamnation prononcée par un
> tribunal de droit commun qui a acquis autorité de chose
> jugée et entraîne l'inéligibilité» et
> qu'aucune preuve n'a été avancée depuis
> l'élection de Boulos comme premier sénateur de la
> République pour le département du Nord-Est.
>
> Cette décision, dit Me Samuel Madistin, est une preuve
> qu'il y a des juges en Haïti. Il se réfère à une
> anecdotte célèbre dans le monde de la basoche du
> menuisier de Berlin opposé à la toute puissance du prince
> de la même ville sur un conflit relatif à son droit de
> propriété.
>
> Le menuisier avait un lopin de terre dans le voisinage du
> Palais du prince et qui attirait la convoitise de ce
> dernier. Le menuisier, refusant de se soumettre aux
> pressions tendant à faire croire qu'il ne peut se
> mesurer à la toute puissance du prince, avait déclaré à
> ceux qui le pressuraient: «il y a des juges à Berlin».
______________________________________________________________________________
 

Pour écouter RHC en Direct 

 
November 16

Rejection Of Worobey's Result on AIDS

 

caco3

Dr Carl Gilbert

  • Rejection of Worobey's AIDS study by Dr Carl Gilbert
  • Demonstration on Sunday Nov. 18 in New-York.  For details, read below..

 Every single Haitian all over needs to listen Dr Gilbert's expressing views on those so-called study results

In the wake of the Worobey study claiming last October (2007) that Haiti is the origin of AIDS in the U.S., Dr. Carl Gilbert talks on the issue on WBAI radio in New York and presents to the listeners the note of the Association of the Haitian Physicians Abroad (AMHE) which rejects the results of Michael Worobey and his collegues. AMHE's note states that Worobey's results are without scientific credibility given the fact the methods used by the authors did not follow adequate and satisfactory methods of research and medical investigations.

Here is the segment of the talk show that every single Haitian all over needs to listen. We thank Dr Carl Gilbert for standing up once again as in the 90's:

 

Rejection of Worobey's AIDS study by Dr. Carl Gilbert on WBAI in New-York -Click  

Présentation: Hervé Gilbert

November 7, 2007: Association of Haitian Physicians Abroad Respond to the Worobey theory

The Association of Haitian Physicians Abroad (Association des Médecins Haïtiens à l'Etranger or AMHE) has reviewed the recent article by Thomas Gilbert and colleagues, reporting a phylogenetic analysis of archival blood samples collected from five early recognized AIDS patients at Jackson Memorial Hospital in 1982-1983. The study authors identify these five patients as Haitians who left Haiti after 1975. This article has several important limitations and does not provide any scientific breakthrough.

Before a detailed critique of this paper, AMHE would like to point at the following remarks in methodological biases that may explain some of the study findings. First, the bias in selection of early samples of HIV among Haitians is quite obvious. The investigators chose a convenient sample under the unproven assumption that all these Haitian immigrants acquired HIV infection in Haiti. They obviously ignore that the clinical course of these patients perfectly fits the natural history of HIV/AIDS. No culturally-sensitive epidemiological investigation has ever been conducted of these initial Haitian immigrants presenting with HIV infection at Jackson Memorial Hospital in Miami.

Therefore, the assertion that they contracted HIV in Haiti is presumptuous and not based on facts. Moreover, no archival samples from Haiti are included in the phylogenetic analysis and this constitutes a serious flaw. We do not know either how many samples of the pandemic clade B might have come from Haitian subjects, which raises the prospect of misclassification.

Second, the authors do not adequately report on some of their methods and results. For example, they do not specify clearly the number of sequences for which there was uncertainty as to which subtype they belonged to; neither do they try to replicate their results by sequencing other HIV genes. While computer simulation techniques and phylogenetic analyses are important to our understanding of biological evolution, the application of these methods with such serious methodological limitations does not prove unequivocally the origin of the pandemic clade B subtype in the United States.

Because these findings lack scientific validation, we need to raise questions about the motives of the authors; their paper not only does not advance our knowledge of the HIV epidemic but it continues with a dangerous precedent of victimizing an ethnic group with flimsy data. Needless to say that such half truths have been very harmful to the country and its people. The hasty classification of Haitians as a group at risk for HIV more than 20 years ago can be considered as a cloud hanging over good scientific practice. It destroyed the tourist industry in Haiti; its citizens have since been suffering from the social stigmata of presumed carriers of dangerous germs even though that classification was finally removed by the CDC.

We are also afraid that such mishandling of data can have the unintended consequence of the refusal of Haitian patients to participate in research studies at American Universities for the fear that they will be used as guinea pigs in the furtherance of biased scientific protocols and conclusions. That would be the saddest of ironies for we all need good science to help us all against this calamity.

"Science sans conscience n'est que ruine de l'âme".

Christian Lauriston, MD

President of the Central Executive Committee of AMHE

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  • En derniere nouvelle, nous avons appris que l'honorable savant français Luc Montagnier qui avait découvert le virus du Sida a rejeté les résultats de Worobey et a déclaré que le virus serait arrivé en Haiti par le biais de touristes américains.
  • Massive demonstation planned on Sunday Nov. 18 from 12 noon to 6:pm
    N.B : Le public en général, toutes les associations socio-communautaires, religieuses et le corps médical en particulier sont invités. "Retenez bien que toute réponse scientifique prendra des années pour être satisfaisante. Nous n'avons pas de microscope électronique. Notre seule défense réside dans notre fierté et dignité de premier peuple noir libre et indépendant."

    Pour plus d'information appelez: Gracia Mayard, M.D au (917) 306-9065
  • English: The discoverer of the  AIDS virus  (Luc Montagnier) rejected Worobey's results and believed instead that American tourists brought the virus in Haiti.
  • Demonstration on Sun Nov. 18 from 12 noon till 6:pm. Call 917.306.9065 for details



November 01

Empire State Medical Association Denounces Incomplete Research Claims made by Thomas Gilbert and Worobey & al on "HIV Coming from Haiti"

Empire State Medical Association Denounces Incomplete Research Claims made by  Thomas Gilbert and  Worobey  & al on "HIV Coming from Haiti"

Empire State Medical Association Denounces Incomplete Research Claims made by Dr. Thomas Gilbert and Dr. Worobey on "HIV Coming from Haiti" (www.nyesma.org) The Empire State Medical Association is highly concerned about the claims by Michael Worobey that "AIDS virus invaded the United States in about 1969 from Haiti, carried most likely by a single infected immigrant who set the stage for it to sweep the world in a tragic epidemic". We reject the comments that "researchers think an unknown single infected Haitian immigrant arrived in a large city like Miami or New York, and the virus circulated for years -- first in the U.S. population and then to other nations." Gilbert and Worobey, analyzed samples from only five of these Haitian immigrants dating from 1982 and 1983. They also looked at genetic data from 117 more early AIDS patients from around the world. This genetic analysis allowed them to calibrate the molecular clock of the strain of HIV that has spread most widely, and calculated when it arrived first in Haiti from Africa and then in the United States. The researchers virtually ruled out the possibility that HIV had come directly to the United States from Africa, setting a 99.8 percent probability that Haiti was the steppingstone. For Haiti, the history of HIV/AIDS represents stigma, discrimination, and racism. In 1982, scientists at the Centers for Disease Control (CDC) incorrectly inferred that Haitians were at increased for acquiring HIV as a racial group (1). HIV/AIDS therefore became known as the "4H Disease", affecting homosexuals, heroin addicts, hemophiliacs, and Haitians. This resulted in unprecedented national stigmatization and devastating economic, social, and psychological consequences, decimating the tourist industry in this island nation. As reported at the time: "Haiti has been made an international pariah by AIDS. Boycotted by tourists and investors, it has lost millions of dollars and thousands of jobs at a time when half the work force is jobless. Even exports are being shunned by some (2)." In 1985, when it became clear that Haitians share the same risk factors as other groups, the CDC dropped the Haitian association, but it was too late. HIV and Haiti were inextricably linked in the minds of the general public. Haiti's economy has never recovered. Gilbert et al once again link HIV and Haiti, stating: "Subtype B likely moved from Africa to Haiti in or around 1966" and then on to the U.S. Their entire hypothesis is based on virus isolated from five Haitian-Americans who were living in Miami in 1982-83. No other information is provided except that they "entered the U.S. after 1975 and progressed to AIDS by 1981 and hence were presumably infected with HIV-1 before entering the U.S."
 
Captez Radio Haiti Connexion ICI pour la lecture d'autres messages-articles envoyés au Forum Haiti Connexion concernat cette affaire . Lire la suite de l'article de Empire State Medical Association en bas...
 
 
A host of questions remain. What were their risk activities? Where had they traveled? Did they have sex with Americans in Haiti? We do know that the average time of progression of HIV infection to AIDS and to death in the pre-ART era was 4.5 and 7.4 years, respectively – these intervals are consistent with the five subjects acquiring the infection in the U.S, which limits the validity of their findings (3). The authors go on to state: "The HIV-1 epidemic in Haiti exhibits a greater range of viral genetic diversity that the rest of the world's subtype B combined". The authors have not studied the virus in Haiti. Where are the data to support this claim? They also state that their aim is to combine phylogenetic, molecular evolutionary, historical, and epidemiological perspectives in an attempt to reconstruct the history of the subtype B pandemic. However, epidemiology studies conducted in Haiti do not support the author's hypothesis. If the virus was in circulation in Haiti since 1966, there would not have been a much higher male: female ratio in the early years of the epidemic (80% of the first Haitian patients were male in the early 1980's) which rapidly generalized as they spread the virus to their female partners (4,5). In addition, reviews of large samples of banked blood from the 1970's failed to yield a single case of HIV and thousands of autopsies did not diagnose an AIDS defining illness until 1978 (6). Furthermore, only one case of Kaposi's sarcoma (KS) was noted by Haitian dermatologists prior to 1979 (7). KS is easily recognizable and it would not have been missed by Haitian dermatologists for over a decade. Haiti has overcome enormous obstacles and mounted one of the world's most successful responses to the HIV/AIDS epidemic. Yet, the authors restate prejudices advanced two decades ago in the publication of Pitchenik et al (8): "Haitians in Haiti and elsewhere are at risk of AIDS". People of all ethnicities in every country are at risk. Scientists need to be very responsible in their assertions, lest they do great harm. The American public must also be informed that European scientists infected many Africans with contaminated polio vaccine that was cultured with Chimpanzee kidneys. This is a fact. This theory as an etiology of AIDS was outlined in 1999 in the book, The River: A Journey Back to the Source of HIV and AIDS and the Canadian documentary entitled the "Origin of AIDS". Hooper mapped the locations where Koprowski's CHAT vaccine was given and where the earliest cases of AIDS were discovered. It showed a dramatic geographical correlation. Text from an interview with Mr. Hooper on the book and movie are as follows: Edward Hooper: "The earliest cases of AIDS occurred in central Africa, in the same regions where Koprowski's vaccine was given to over a million people in 1957-1960. I think that what we have here is the route whereby this chimpanzee virus arrived in humans." Hooper claims that kidneys from chimpanzees infected with SIV were used to grow the polio virus during Dr. Koprowski's 1950's vaccination campaign. Archival footage confirms that a large number of chimpanzees were housed at Camp Lindi, located upstream from Koprowski's medical laboratory in Stanleyville in the former Belgian Congo. But in his book Hooper provided evidence to show what happened to the four hundred chimps brought to the camp and killed in the space of two years. Camp assistant Christophe Bayelo, cared for the chimps at Lindi. He told Hooper that the staff, including Paul Osterrieth, the lab's head of virology, systemically harvested organs from the camp's chimps. Joseph Limbaya, a nurse at the camp remembers that he was ordered to kill two or three chimps a day. Joseph Limbaya: "We didn't remove the flesh, but the two organs located at the back, the two balls called the kidneys." The camp workers claimed that some of the animals were dissected alive. Hooper argued that the main reason for doing so would have been to harvest living tissue cultures needed to make the polio vaccine. Paul Osterrieth and Hilary Koprowski steadfastly denied that chimpanzee tissue was used to grow the polio virus in the Congo. Before his death Pierre Doupagne, the chief technician at the laboratory of Stanleyville admitted to Edward Hooper that he made sterile tissue culture from chimps for Paul Osterrieth. Edward Hooper: "The person with overall responsibility for this entire sequence of events is Dr. Koprowski. Without his approval, this sequence of events would not have taken place." Bill Hamilton, a renowned evolutionary biologist, felt that Hooper's theory had merit. In an interview with CNN he explained why he felt it was necessary to take a closer look. Bill Hamilton: "I feel it's not only the origin of AIDS that is in question here, it is the conduct of science towards the hypothesis, which has been one of paranoid rejection. I think I would not exaggerate to describe it as medical science's worst hated hypothesis." Hamilton traveled to Africa to collect chimpanzee samples but contracted malaria and died in March 2000. Before his death he asked the Royal Society of Scientists in London to stage a debate on the 'hunter vs. the vaccine' theory of the origin of AIDS. In September 2000 the world's top AIDS specialists assembled at London's Royal Society for a conference on the origins of AIDS. It was meant to give Edward Hooper a chance to present his evidence to the scientific community. From the opening of the conference arguments were launched against Hooper's theory. Then there was a surprise announcement. Samples of Kopowski's CHAT vaccine had been located and tested and found not to have any trace of HIV, SIV or chimp DNA. This announcement was viewed by the scientific community as a decisive statement against Hooper's theory. Articles were published in Nature and Science concluded that Hooper's hypothesis was not viable. Dr. Cecil Fox: "They (the scientists), once again, claimed to have laid to rest the idea that HIV could have come from Polio vaccine and I don't think they did a better job than they had done before. There are still great gaping holes in their story." However Hooper pointed out that the samples were discovered in the U.S. and not used in the Congo and that no vaccines still exist from that time. In 2003 Michael Worobey returned to the Congo to complete the studies attempted by Bill Hamilton years ago. In a scientific paper published in April 2004 they concluded that the SIV found in the chimpanzees near Stanleyville was not the strain that crossed over to humans to cause HIV years ago. The authors stated that this provided proof evidence against the polio vaccine theory. In response, Edward Hooper claims that the chimps used at Camp Lindi came from a large geographical area then tested by Worobey. And he maintians, this means that the researchers cannot claim to have put the issue to rest. He plans to publish a book this year in support his theory. Although Koprowski insists that his polio vaccine could not have sparked the AIDS epidemic, he was one of the key scientists to convince the U.S. government to make polio vaccines with synthetic cells in 1997 and coincidentally the earliest cases of HIV developed in the areas he worked in European French colonial Africa. More information is available at (http://www.cbc.ca/documentaries/originofaids/hooper.html). References: 1. Centers for Disease Control. Opportunistic Infections and Kaposi's sarcoma among Haitians in the United States. MMWR. 1982; 31:353-354, 360-361. 2. Chaze W. In Haiti, a view of life at the bottom. U.S. News and World Report. 1983;95(18):41-42. 3. Deschamps MM, Fitzgerald DW, Pape JW, Johnson WD. HIV infection in Haiti: Natural history and disease progression. AIDS. 2000;14(16):2515-2521. 4. Pape JW, Liautaud B, Thomas F, et al. Characteristics of the acquired immunodeficiency syndrome (AIDS) in Haiti. N Engl J Med. 1983;309(16):945-50. 5. Pape JW, Liautaud B, Thomas F, et al. The acquired immunodeficiency syndrome in Haiti. Ann Intern Med. 1985;103(5):674-678. 6. Pape JW, Johnson WD. Epidemiology of AIDS in the Caribbean. In Bailleire's Clinical Tropical Medicine and Communicable Diseases, AIDS and HIV Infection in the Tropics. 1988, London: Harcourt Brace. 7. Liautaud B, Laroche C, Duvivier J, Pean-Guichard C. Kaposi's Sarcoma in Haiti: unknown reservoir or recent appearance? Ann Dermatol Venereol. 1983; (3):213-9. 8. Pitchenik AE, Fischl MA, Dickinson et al. Opportunistic infections and Kaposi's sarcoma among Haitians: Evidence of a new acquired immunodeficiency state. Ann Intern Med. 1983; 98(3):277-84. 9. Origin of Aids, Canadian Broadcasting Channel Documentary (http://www.cbc.ca/documentaries/originofaids/hooper.html).

Haiti serait-il responsable de la propagation du Sida aux Etats-Unis et dans le monde? Les errurs du professeur Worobey

Haïti serait-il responsable de la propagation du Sida aux Etats-Unis et dans le monde ? Les erreurs du professeur Worobey

 
Par Weibert Arthus, journaliste, doctorant en Histoire contemporaine des relations internationales (Université Paris 1 – Panthéon – Sorbonne)
 
    Le 29 octobre 2007, dans les colonnes des prestigieuses Proceedings of the National Academy of Sciences (Annales de l'académie nationale américaine des sciences) sont publiés des résultats de recherches « scientifiques » entreprises par le professeur Michael Worobey faisant d'Haïti le tremplin de la propagation du SIDA aux au Etats-Unis et, par voie de conséquences, dans le reste du monde. Cette étude, reprise comme parole d'évangile par les plus grands médias du monde, prétend que « le virus du Sida, originaire d'Afrique, s'est propagé aux Etats-Unis via Haïti vers 1969… » ; la faute incomberait à un « immigré haïtien célibataire ». Le professeur, et c'est rare chez un scientifique, avance que ses résultats se confirment avec une probabilité de plus de 99%. En clair, aucune possibilité d'erreur en dépit de l'utilisation du conditionnel dans ses conclusions. Pourtant, Worobey avait, comme professeur de biologie, la possibilité de faire un sans-faute s'il avait pu, par des résultats de laboratoire, prouver ses conclusions. Mais, son incapacité à ne considérer que les analyses génétiques pour corroborer ses thèses le porte à s'aventurer dans le champ historico-sociologique de la migration haitiano-américaine dans les années 1960. C'est de-là que viennent ses principales erreurs et c'est ce qui décrédibilise l'ensemble de ses conclusions.  
Haïti, le « chaînon manquant » ?
    Ce titre du quotidien français Le Monde, en date du 30 octobre 2007, sonne comme une découverte de la responsabilité d'Haïti dans la propagation du Sida. Or, il n'y a, sur ce point, rien de nouveau quant à la responsabilité que les scientifiques américains ont toujours voulu imputer à Haïti dans la propagation de l'épidémie. Dès la découverte du virus, au début des années 1980, avant même qu'on eut saisi l'ampleur de la maladie, le coupable idéal était désigné : « Haïti ». Des revues et journaux de réputations mondiales n'avaient-ils pas relayé des résultats « scientifiques » selon lesquels la propagation du Sida serait dû à un homosexuel québécois, Gaétan Dugas, le « patient zéro », « un adepte du tourisme sexuel rentrant d'Haïti » ? Haïti est donc toujours présent. Seulement, la nouveauté avec Worobey c'est que ce n'est plus un canadien qui aurait été contaminé lors d'un voyage en Haïti mais de préférence un Haïtien qui aurait mis le virus dans son sac, disons qui l'aurait dans son sang, et transporté personnellement aux Etats-Unis. En fait, les prétendus chaînons ne manquaient pas aux scientifiques américains. Seulement, personne, avant Worobey, n'était assez négationniste pour oser aller si loin, sous couvert de résultats scientifiques, dans de si graves accusations.
De l'Afrique aux Etats-Unis
    En recoupant les différentes études réputées scientifiques portant sur la maladie, le virus aurait l'Afrique centrale pour origine et les Etats-Unis comme terrain de propagation. Nous insistons sur ces deux espaces géographiques pour garder la ligne de l'opinion majoritaire qui, s'appuyant sur les recherches de Mme le professeur Bette Korber du Laboratoire national de Los Albamos (Etats-Unis), affirme que le virus serait « apparu parmi les humains en 1930 après avoir été transmis par des chimpanzés », en Afrique Centrale, avant d'arriver 40 ans plus tard aux Etats-Unis. Cependant, il ne pourrait transiter ni par les Afro-Américains – on imagine le scandale aux Etats-Unis, ni par les Européens qui étaient en contact direct avec les Africains – ce qui serait une remise en question directe de la pureté de la race blanche [La Tentation de la race, Le Monde, Paris, 31 octobre 2007], ni par des militaires ou des migrants civils non-haïtiens au fait de leur contact, au cours de la deuxième guerre mondiale et la guerre froide, avec des troupes européennes ayant séjourné en Afrique pendant la colonisation.  Non. Aucun de ces cas n'est possible ni même envisageable. Au contraire. Le coupable est la, pourquoi chercher ailleurs ?
Haïti, le tremplin
    Pour couronner le tout, Michael Worobey rappelle sans ambages que de « nombreux Haïtiens ont travaillé en République Démocratique du Congo après son indépendance en 1960 ». C'est bien dit. Mais ce n'est pas tout dire. Car si le professeur Worobey avait une notion primaire de l'histoire contemporaine d'Haïti et de l'histoire des relations haitiano-américaines, particulièrement de la dyade politique et migration dans le cadre de ces relations bilatérales, il saurait que : 
-          De 1960 à 1969 (question de ne pas déborder le cadre chronologique 1960-1969), les Haïtiens qui partaient travailler au Congo ne revenaient pas dans leur pays. Les entrées et sorties des citoyens haïtiens étaient strictement surveillées. Il fallait obtenir un visa de sortie du palais national et un visa du consulat pour revenir au pays [Bernard Diederich, Le Prix du sang, tome 1 : François Duvalier (1957-1971), Port-au-Prince, Henri Deschamps, 2005, p. 136]. Les consulats ne donnaient des visas de retour que pour les officiels ou les partisans du régime. Et ceux-ci n'ont pas forcément travaillé pas en Afrique.
-          De 1960 jusqu'à la mort de François Duvalier, les jeunes Haïtiens qui venaient de l'étranger sont « arrêtés sans discrimination à leur arrivée à l'aéroport de Port-au-Prince » (Catherine Eve di Chiara, Le Dossier Haïti. Un pays en péril, Paris, Ed. Tallandier, 1988, p. 344). En clair, partir en Afrique (Congo, Sénégal, Côte-D'ivoire, Togo, Benin, Cameroun), c'était un exil dore pour les intellectuels haïtiens. Ceux qui prenaient le risque de revenir au pays, s'ils n'étaient pas arrêtes, vivaient dans le maquis ou sous stricte surveillance de la police secrète de Duvalier et de la CIA donc sans une réelle liberté pour s'adonner à des activités hétéro ou homosexuelles avec l'ampleur requise pour propager le sida comme en a conclu Michael Woborey.
-          Pourquoi ne pas, s'il faut s'en tenir à la piste haïtienne comme le veut les scientifiques américains, considérer la possibilité qu'un citoyen américain attrape le virus en Haïti et le propage aux Etats-Unis. Pas à travers le tourisme. Car Worobey a raison de noter que Haïti est devenue une destination prisée pour le tourisme sexuel qu'à partir de 1970, juste un an après la fameuse 1969. Cependant, il est important de souligner la présence massive des citoyens américains en Haïti dès la fin des années 1950. C'est à eux que sont confiés les grand travaux comme la construction de l'aéroport international de Port-au-Prince, l'agrandissement du wharf de Port-au-Prince, la prospection et l'exploitation du pétrole et des hydrocarbures liquides ou gazeux – dans le cadre de contrats leur permettant d'utiliser exclusivement des matériels et techniciens venant directement des Etats-Unis ; certains ont des postes permanents à l'université d'Haïti et à l'académie militaire ; d'autres ont résidé plusieurs années en Haïti dans le cadre de la mission militaire américaine qui, sous demande de Duvalier, assistait les militaires haïtiens. Nous enlevons de cette liste les diplomates et les missionnaires des grandes organisations protestantes.
    Tout ceci pour dire que la migration entre Haïti et les Etats-Unis est certainement plus intense et plus durable dans un sens que dans l'autre, mais elle ne s'est pas faite à sens unique. La possibilité pour les Haïtiens d'être récepteurs du virus n'est donc pas à une probabilité de moins O%.
La pièce qui manque au puzzle de Worobey
    Pour des résultats probables à plus de 99% le nom de l'immigré qui aurait propagé le Sida aux Etats-Unis ne devrait être qu'un détail. Puisque le professeur Worobey le sait Haïtien et célibataire, il devrait aussi indiquer, et c'est la moindre des informations, sa date et sa condition d'entrée aux Etats-Unis, son âge, le centre dans lequel il a été soigné aux Etats-Unis, sa date de décès et même ses différentes aventures.
    Dans cette période considérée par Michael Worobey comme point de départ, les pauvres boat-people haïtiens n'affluaient pas encore sur les côtes américaines. « Tout au long des années 1960, l'exode haïtien reste assez modeste, au point de presque passer inaperçu…En septembre 1963, le premier groupe de boat-people arrive sur les côtes de la Floride. Appréhendes par les agents de l'INS, les demandeurs d'asile politique sont refoulés rapidement vers Haïti. Entre 1963 et 1972, aucun autre groupe de boat-people en provenance d'Haïti n'est recensé par l'INS…La loi [américaine] de 1965 devait permettre une augmentation de l'immigration haïtienne. Pourtant celle-ci se fait très lentement. L'entrée aux Etats-Unis est rendue de plus en plus difficile et l'obtention d'un visa auprès des autorités américaines devient presque impossible » [Mario Menendez, Cuba, Haïti et l'interventionnisme américain. Un poids, deux mesures, Paris, CNRS, 2005, pp 109-111 ; Alex Stepick III, The refugees Nobody Wants: Haitians in Miami, dans Guillermo J. Grenier et Alex Stepick III, Miami Now! Immigration, Ethnicity, and Social Change, Gainesville, University Press of Florida, 1992, p. 58]. Ainsi, celui par qui le scandale est arrivé devrait être connu nommément puisqu'il serait arrivé aux Etats-Unis avec un visa en bonne et due forme et traites dans les centres spécialisés dans lesquels le professeur Worobey tire ses informations.
 
    Tout sonne faux dans cette étude de Michael Worobey. Le professeur ne fait qu'appliquer à l'espèce humaine et à sa manière la fable de la Fontaine : « Les animaux malades de la peste ». Concrètement, au lieu de continuer à dépenser des fortunes pour tenter de prouver qu'ils ne sont pas à l'origine de l'expansion de la maladie, les Etats-Unis auraient mieux fait d'investir dans de sérieuses recherches qui permettraient de trouver une solution à ce mal incurable et, en attendant, faciliter l'accès des plus démunis aux médicaments qui pourraient prolonger leur jour et alléger leur souffrance. La logique du bouc émissaire n'apportera pas moins de souffrances aux malades ni moins de peines aux familles endeuillées. De plus, loin de servir les intérêts de la science, des conclusions telles présentées par Michael Worobey, comme celles avancées par les scientifiques d'Adolf Hitler dans les années 1920-1940 pour montrer l'infériorité des Juifs et leur responsabilité dans les malheurs du monde, ne font que jeter des discrédits sur les recherches scientifiques particulièrement celles qui portent sur la génétique.

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